L’utilisation à risque des huiles essentielles

Les huiles essentielles sont utilisées depuis l’antiquité et on les retrouve aujourd’hui en parfumerie, dans l’industrie cosmétique, l’agroalimentaire et la pharmacie. On doit au chimiste René Maurice Gattefossé le terme d’aromathérapie, qui fait la distinction avec la phytothérapie. L’aromathérapie représente le fait d’utiliser de manière médicale les extraits aromatiques de plantes résultant principalement de la distillation de ces plantes.

La phytothérapie utilise l’ensemble de la plante dans son utilisation et souvent la plante sèche moins concentrée en principes actifs.Les huiles essentielles sont des substances odorantes et volatiles recueillies dans les plantes par différentes techniques comme la distillation à la vapeur d’eau ou l’extraction au CO2. Leur composition chimique est si complexe que certaines d’entre elles peuvent renfermer plusieurs centaines de molécules différentes. C’est pourquoi il est nécessaire de déterminer le chémotype de l’huile essentielle distillée, cela se fait en laboratoire et permet de déterminer précisément la composition moléculaire de l’huile extraite. Cela est nécessaire pour identifier et vérifier la composition d’une huile essentielle.

Une utilisation potentiellement abusive 

Malgré leur possible toxicité, les huiles essentielles en aromathérapie sont en vente libre et directe. Seul un petit nombre, en raison de leur haute toxicité, ne peut être trouvé qu’en pharmacie, notamment, par exemple, les huiles comme la sauge officinale qui à haute dose peut être neurotoxique et abortive, la rue officinale ou l’absinthe.

Selon les usages, ces huiles seront utilisées comme des compléments alimentaires, des produits cosmétiques, voire des dispositifs médicaux… ou tout simplement comme parfum d’ambiance.

Aujourd’hui on trouve bon nombre d’informations diverses et variées avec de nombreuses recettes possibles contenant des huiles essentielles. De l’aromatisation de plats, à la version thérapeutique en passant par l’utilisation de ces dernières en cosmétologie.

Malheureusement certaines recettes ne prennent pas en compte la dermocausticité de certaines huiles essentielles comme la cannelle qui si trop concentrée peut être agressive. De même que certaines recettes « utilisables » par les enfants alors que la concentration est similaire à celle d’un adulte alors que les enfants ont une peau beaucoup plus fragile.

C’est souvent un manque d’informations qui conduit à des usages abusifs de ces produits pourtant si puissants et potentiellement si utiles. Mais c’est aussi le manque d’informations concernant le potentiel « entêtant » des huiles essentielles diffusées si ces dernières sont diffusées à haute dose, ce qui conduit à des risques de maux de têtes.

Des règles essentielles et nécessaires

 Il faut surtout prendre garde à ce que les enfants n’en ingèrent ou ne les inhalent et ne jamais appliquer d’huiles essentielles avant 7 ans, chez les nourrissons plus particulièrement, à cause de leur immaturité enzymatique, et chez les femmes enceintes et allaitantes.

Des règles essentielles doivent être respectées. Il ne faut pas les utiliser pures, par voie orale ou cutanée, mais toujours diluées dans une huile végétale (amande douce, sésame, macadamia, abricot etc.) ou dans un excipient lipophile (crème, lait, miel). En cas de contact avec les yeux ou les muqueuses, rincer aussitôt et abondamment. Bien évidemment en cas de cure il est essentiel de ne pas dépasser les doses prescrites par votre médecin et respecter la durée car il s’agit de produits puissants. De plus il est nécessaire de bien conserver vos huiles essentielles en les protégeant de la lumière et d’une température trop élevée.

Lors de votre achat il sera également nécessaire de faire votre choix en prenant des huiles essentielles naturelles qui ne contiennent pas de produits de synthèses.

Avoir des huiles essentielles naturelles coûte certes plus cher que des essences de synthèse mais les propriétés ne sont pas du tout les mêmes.

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